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La bibliothèque du Centre d’études arctiques fut créée en 1957 au sein de la VIe section de l'EPHE (devenue EHESS en 1975) à l’occasion de la création du Centre par le Professeur Jean Malaurie, dont l’œuvre et les travaux scientifiques ont très largement contribué à la connaissance des pôles.
D’abord confiée en dépôt par le CNRS et l’EHESS en 1992, cette bibliothèque fut ensuite donnée au Muséum en 2001, ainsi que l’intégralité de la bibliothèque de l’Institut polaire Paul-Emile Victor (IPEV) de Brest ; cet ensemble constitue le Fonds polaire conservé à la bibliothèque centrale.
L’implantation du Fonds polaire - Jean Malaurie au sein du Muséum se justifiait pleinement : la France a joué un grand rôle dans l’exploration des pôles, le Muséum national d’histoire naturelle y a été naturellement associé, et sa bibliothèque, comme ses collections de spécimens, notamment en ornithologie et en géologie, reflètent l’histoire des expéditions arctiques et antarctiques françaises depuis le XVIe siècle. La bibliothèque du Centre d’études arctiques est donc venue rejoindre un ensemble documentaire déjà extrêmement riche.
Ce fonds documentaire pluridisciplinaire, unique en France, comprend plus de 30 000 documents : monographies, tirés à part, périodiques, cartes, etc. Des acquisitions régulières, achats ou dons provenant notamment de l’AMAPOF (Association des missions australes et polaires françaises), des TAAF (Terres australes et antarctiques françaises) et de personnalités liées à la recherche polaire, continuent de l’enrichir, au premier rang desquelles Jean Malaurie.
Les diverses thématiques abordées – sciences de la Terre et de l’océan, technologie, sciences de la vie et sciences de l’Homme – couvrent un ensemble géographique original et étendu : l’Alaska, le nord Canada, le Groenland, le Svalbard et les pays scandinaves, l’Islande, le nord de la Sibérie et l’Antarctique. Les problématiques contemporaines des populations de ces territoires, telles que l’autonomie politique, le développement industriel ou encore les problèmes écologiques, sont particulièrement documentés.
D’envergure internationale, ce fonds majoritairement en langue anglaise, française et russe, plus rarement en allemand, danois ou suédois constitue l’une des plus grandes bibliothèques polaires au monde, et touche aujourd’hui un très large public dont l’intérêt pour ces espaces riches et fragiles ne cesse de croître.
Tous les documents du Fonds polaire sont signalés dans le catalogue Muscat et sont consultables en salle de recherche de la bibliothèque centrale du Muséum.