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Exposition

Les orchidées nous fascinent. Vénérées bien avant notre ère en Extrême-Orient, inspiratrices pour les arts, porteuses de rêves, objets de vives passions, symboles de fécondité, d’érotisme et de beauté, ces plantes singulières sont aussi parmi les plus évoluées et les plus diversifiées du règne végétal. Des belles pourtant fragiles et souvent menacées dans leur milieu naturel, victimes de leurs attraits ou de la disparition de leurs espaces de vie, et donc très protégées au niveau régional, national et international.

Sur ces magnifiques vélins sont illustrées des orchidées originaires de diverses régions du monde (tropicales, boréales, tempérées, méditerranéennes), et en particulier du territoire français. L’Hexagone compte en effet au moins 160 espèces sauvages, sans compter les hybrides naturels, en raison d’une grande diversité géologique, et de climats et milieux variés. L’outremer français et tropical est encore plus riche en orchidées, avec plus d’un millier d’espèces.

Au Muséum, les orchidées sont conservées, décrites, étudiées. Les collections de l’Herbier de Paris (l’un des plus importants au monde) et des serres tropicales de Chèvreloup (près de Versailles) constituent un précieux patrimoine historique et scientifique. Des spécimens issus de ces collections sont à découvrir dans les serres pendant l’exposition “Mille et une orchidées”, avec bien d’autres représentants, botaniques ou horticoles, de cette extraordinaire famille végétale.

Créée au XVIIe siècle par Gaston d’Orléans, frère de Louis XIII, entrée dans les collections royales, conservée à la Bibliothèque du Muséum depuis la Révolution, la Collection des vélins est le fruit d’un travail de plus de trois siècles pour répertorier plantes et animaux. Dans cet ensemble artistique et scientifique unique au monde figurent des représentations d’orchidées peintes du XVIIe au XIXe siècle. Elles sont ici présentées au public dans leur intégralité pour la première fois.

Sur un vélin, parchemin fin, souple et léger, fabriqué à partir de la peau de veau mortné, le dessinateur fixe l’image des collections botaniques présentes dans le Jardin du roi devenu en 1793 le Jardin des Plantes. Répondant à une commande, l’artiste travaille à partir du vivant, sous la direction de botanistes qui contrôlent l’exécution et l’exactitude scientifique du dessin et de sa mise en couleurs. Les planches comportent souvent des analyses de la fleur dont les parties sont finement représentées, parfois agrandies. Ces peintures à l’aquarelle allient ainsi précision scientifique et virtuosité artistique.

À l’heure où l’homme se penche sur la biodiversité actuelle, et donc sur la biodiversité passée et future, la Collection des vélins du Muséum d’histoire naturelle vient rappeler que depuis la naissance des sciences de la nature, le recensement du vivant a été la tâche essentielle du travail naturaliste.

accès à l'exposition