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Découvrez jusqu'au 15 janvier 2017, au Cabinet d'histoire du Jardin des Plantes, près de 150 vélins, aquarelles naturalistes exceptionnelles, répartis sur trois mois et choisis parmi les 7 000 vélins de la collection conservée à la bibliothèque centrale du Muséum.
Retrouvez les informations pratiques sur le site du Muséum
Vélin : peau de veau mort-né travaillée pour donner un parchemin très blanc, fin et transparent, souple et léger. L'artiste compose, sur ce parchemin préalablement enduit, son dessin qu'il met ensuite en couleurs, selon une technique particulière d'aquarelle.
La collection des vélins du Muséum compte près de 7 000 illustrations représentant fleurs et animaux. L’art et la science se partagent ce patrimoine exceptionnel qui traduit l’importance de l'observation et de la description dans les sciences de la nature. Cette impressionnant ensemble est composé de dessins naturalistes qui diffèrent par leur sujet mais partagent tous une technique invariable : une représentation à l’aquarelle ou à la gouache sur une peau de veau mort-né.
Gaston d’Orléans, frère de Louis XIII, est à l'origine de cette collection. Grand collectionneur, passionné de plantes, il entretien avec l'aide des savants Abel Brunyer puis Robert Morison, un remarquable jardin botanique au château de Blois. Pour compléter le catalogue des plantes rares que ces derniers rédigent, Gaston d’Orléans engage vers 1630 environ le peintre et graveur Nicolas Robert pour les représenter d'après le naturel. À sa mort en 1660, la collection compte déjà plusieurs grands portefeuilles in-folio remplis de peintures sur vélin, représentant fleurs, plantes rares et oiseaux. La série est léguée à Louis XIV et attire l’attention de Colbert qui convainc le roi de faire continuer la collection ; les sujets sont désormais pris au Jardin royal des plantes médicinales, ancêtre du Jardin des plantes.
A la création du Muséum d'histoire naturelle en 1793, la collection est transportée dans le nouvel établissement qui s'engage à la continuer moyennant quelques évolutions notables, notamment la spécialisation des peintres entre la botanique et la zoologie. La création de la Ménagerie cette année-là va d’ailleurs renforcer la présence des sujets zoologiques variés et exotiques dans la collection. Les vélins sont plus que jamais de véritables outils au service de la science et la collection connaît une croissance importante : de 5 321 pièces en 1809, elle passe à plus de 6 000 en 1850. Et ce sont les scientifiques, réunis en Assemblée des professeurs, qui décident des sujets à traiter et de l’entrée ou non d’un vélin dans la collection. Liée aux évolutions des méthodes et de la pensée scientifique, la production des vélins se ralentit à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, puis s’interrompt complètement au début du XXe siècle, malgré quelques tentatives de reprise dans le courant de ce siècle.
Cette exposition est présentée au Cabinet d’histoire à l’occasion de la sortie de l’ouvrage « Les Vélins du Muséum » (coédition Muséum et Citadelles&Mazenod – sortie prévue le 13 octobre 2016). Elle en reprend le découpage chronologique et présente un choix représentatif des plus belles œuvres de la collection par les peintres les plus talentueux. La fragilité de ces œuvres remarquables ne permettant pas sans dommage une exposition de trois mois, les œuvres seront remplacées par d’autres à la fin de chacun des mois d’exposition.
Retrouvez également l'exposition Orchidées sur vélins, sur les grilles de l’Ecole de botanique du Jardin des Plantes jusqu’au 4 décembre 2016, puis au Jardin exotique botanique de Menton en 2017.